La mesure d’audience sur Internet (3/4) : les mesure de fréquentation « site-centric »

22 juin 2009

Après avoir abordé la mesure « user-centric » par panel dans le billet précédent, je vous propose de détailler maintenant les mesures « site-centric »

La méthodologie

Les mesures « site-centric » permettent de quantifier le trafic d’un site en mesurant l’ensemble des connexions sur le site. La mesure s’effectue grâce aux logs des serveurs ou via un marqueur placé dans le code source des pages. Ce type de mesure permet de quantifier le nombre de pages vues, le nombre de visiteurs mais également de connaitre le comportement des visiteurs sur le site (page d’entrée, page de sortie, chemin de navigation, etc.), l’équipement informatique de l’internaute (navigateur, système d’exploitation, résolution de l’écran, etc…) ou encore des données géographique du lieu de connexion (pays, région…). Les outils disponibles aujourd’hui permettent des mesures et des analyses de plus en plus fines.

Les acteurs

A la différence des mesures par panel, il existe de très nombreux acteurs qui proposent de la mesure « site centric » avec des niveaux de service très différents. Cela va des services gratuits pour compter la fréquentation de sites personnels (par exemple Xiti Free proposé par AT Internet ou l’outil de statistique de Weborama) à des solutions professionnels très avancés en termes de statistiques et qui peuvent également inclure de l’adserving, du tracking, des web analytics, etc… Parmi ces solutions professionnelles  on peut citer les sept sociétés dont un ou plusieurs outils ont été labellisées par l’OJD (Association pour le Contrôle de la Diffusion des Médias) :

  • AT Internet (anciennement Xiti) : pure player français de l’audience Internet crée dès 1996
  • Médiamétrie via ses outil eStat et CyberStat
  • Omniture, éditeur américain de la solution Sitecatalyst
  • Nedstat, société hollandaise, présente dans plusieurs pays européen avec son outil Sitestat
  • NSP, société française fondé en 1999 avec la solution SmartProfile
  • Weborama, une autre société française spécialisée dans l’audience Internet (Wreport & Wreport)
  • IDfr, société française crée en 1999 qui édite Wysistat

Les limites

A la différence des mesures « user-centric », le « site centric » permet de mesurer toutes les connexions qu’il s’agisse peut importe la localisation géographique du visiteur ou le lieu de surf (travail, domicile, lieu public). En revanche les mesures « site-centric » ne permettent pas de qualifier l’audience mesurer. Par exemple, on ne peut pas définir les caractéristiques du visiteur comme le sexe, l’âge ou encore la catégorie socioprofessionnelle.

Autre point important concernant la mesure des visiteurs uniques. Cette mesure nécessite la création d’un cookie qui identifie un poste/navigateur et non pas un individu. Or un ordinateur peut être utilisé par plusieurs personnes (au sein d’un même foyer par exemple) ; l’internaute peut également refuser ou détruire les cookies (ce qui est de plus en plus fréquent avec la généralisation des anti-spyware ou des logiciels de contrôle parental). Au final cela aboutit à des erreurs dans la comptabilisation du nombre de visiteurs uniques.

Retrouvez les autres billets de la série sur la mesure d’audience sur Internet :

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Renaud

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